TVA Et Auto-Entrepreneur : Le guide 2026 - 2030 (simple)

TVA Et Auto-Entrepreneur : Le guide 2026 - 2030 (simple)

Pourquoi ce guide TVA (2026 – 2030) pour auto-entrepreneur ?


Si tu es auto-entrepreneur, la TVA ressemble souvent à un truc qu’on repousse. 

Parce que « je suis en micro, donc je suis sans TVA », non ? Oui… parfois. 

Et c’est exactement le piège.

L’objectif de ce guide 2026 – 2030, c’est de t’aider à comprendre la TVA quand tu as le statut auto-entrepreneur, sans jargon, sans phrases de comptable, et surtout sans te faire peur.

Juste comprendre ce qui déclenche la TVA, ce que ça change, quoi mettre sur tes factures, et comment éviter le grand classique du « je l’ai dépassée sans m’en rendre compte ».

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TVA & Auto-Entrepreneur : Le guide 2026 - 2030

À qui ça s’adresse ?
  • à ceux qui viennent de créer une auto-entreprise (ou qui vont le faire)
  • aux freelances en prestations de service
  • à ceux qui vendent des produits, du digital, du conseil, des formations, bref… tout
  • aux débutants complets, mais aussi à ceux déjà en activité qui sentent que « là, le chiffre monte » et que ça devient flou
Ce qu’on va couvrir, concret :
  • le régime TVA en auto-entreprise, et pourquoi micro ≠ TVA
  • comment raisonner avec les seuils TVA auto-entrepreneur (2026 – 2030) sans apprendre des chiffres par cœur
  • le numéro de TVA intracommunautaire : quand tu en as besoin, où tu le trouves
  • facturation HT ou TTC : comment faire simple, avec exemples
  • déclaration de TVA et déclaration de CA micro : deux démarches différentes, et c’est important
  • déclaration TVA en ligne : une méthode claire
  • outils : logiciel TVA et appli pour auto-entrepreneur, pour suivre CA et seuils

Idée clé à garder tout le long : auto-entreprise ne veut pas dire « sans TVA à vie ». 

Ça dépend des seuils, des options, et aussi du type de clients que tu as.

Auto-entreprise : rappels rapides (statut, fonctionnement, obligations)

Déjà, vocabulaire. Auto-entrepreneur et micro-entreprise, dans la vie courante, c’est la même réalité. 

Officiellement on parle de micro-entreprise, mais tout le monde dit auto-entrepreneur. 

On va faire pareil.

Créer une auto-entreprise, aujourd’hui, c’est principalement en ligne. 

Tu déclares ton activité, tu obtiens ton SIREN puis ton SIRET, tu choisis ton activité (service, vente, libéral selon les cas), et tu commences à facturer. 

Et ensuite… tu dois déclarer ton chiffre d’affaires.

Obligations de base, version simple :
  • suivre ton chiffre d’affaires (CA), vraiment, au fil de l’eau
  • faire ta déclaration de CA auto-entrepreneur (mensuelle ou trimestrielle, selon ton choix)
  • payer tes cotisations sociales calculées sur ce CA
  • côté impôts, tu as soit le versement libératoire (si tu y as droit et si tu l’as choisi), soit l’imposition classique via ton revenu

Et la TVA dans tout ça ? La TVA n’est pas « incluse » dans le statut micro.

La micro-entreprise, c’est un régime social et fiscal simplifié. 

La TVA, c’est un autre sujet. 

Ils se croisent souvent, oui, mais ce n’est pas la même mécanique.

Donc tu peux être micro-entrepreneur et :
  • ne pas facturer la TVA (franchise en base)
  • ou facturer la TVA (si tu dépasses des seuils ou si tu optes)

C’est là que ça devient intéressant.

TVA : le minimum à connaître (sans se noyer)

La TVA, c’est une taxe sur la consommation.

Le client final la paye. Toi, tu la collectes pour l’État, puis tu la reverses. 

C’est tout. Enfin… presque.

Trois mots que tu vas voir partout :
  • assujetti : tu es dans le système TVA (tu collectes et tu peux déduire, selon règles)
  • TVA collectée : la TVA que tu factures à tes clients
  • TVA déductible : la TVA sur tes achats pro que tu peux récupérer (si conditions OK)

Le principe du calcul est simple sur le papier :

TVA à payer = TVA collectée – TVA déductible


Si ta TVA déductible est plus élevée, tu peux avoir un crédit de TVA (ce n’est pas automatique selon les situations, mais retiens l’idée).

Et la différence HT / TTC ?
  • HT : hors taxe, donc sans TVA
  • TTC : toutes taxes comprises, donc HT + TVA

Une facture auto-entrepreneur peut être HT ou TTC. Ça dépend de ton régime TVA. 

En franchise en base, tu factures « sans TVA », donc tes montants sont, dans la pratique, ton prix final. 

Mais tu restes obligé d’être clair sur la facture.

Cas typique en micro : tant que tu es en franchise en base, tu mets la mention « TVA non applicable ».

Franchise en base de TVA : le régime le plus fréquent en auto-entreprise

La franchise en base, c’est le mode « le plus simple » et le plus répandu en auto-entreprise.

Concrètement :
  • tu ne factures pas la TVA
  • tu ne déclares pas la TVA
  • tu ne récupères pas la TVA sur tes achats

C’est simple à vivre, mais ça a un impact business très réel.

Impact concret sur tes prix et ta marge

Si tu vends à des particuliers, la franchise en base peut être un avantage. 

Parce que ton prix final est potentiellement plus bas que celui d’un concurrent assujetti qui doit ajouter 20 % (ou un autre taux) au TTC. 

Donc tu peux être plus compétitif.

Si tu vends à des pros, c’est plus nuancé. 

Un client pro s’en fiche souvent du TTC, parce qu’il récupère la TVA. 

Donc un prestataire « sans TVA » n’est pas forcément plus intéressant. 

Parfois même, tu peux donner une impression bizarre, genre « petit acteur », même si ce n’est pas rationnel.

Mention à mettre sur la facture

Quand tu es en franchise en base, tu dois faire apparaître une mention du type :

« TVA non applicable, art. 293 B du CGI »

C’est la formulation la plus courante. 

Et au-delà de ça, tu dois aussi respecter les mentions obligatoires de facturation (on y revient plus bas, avec une liste claire).

Quand c’est avantageux… ou pas

Avantageux si :
  1. tu as peu de dépenses avec TVA
  2. tu vends surtout à des particuliers
  3. tu veux une gestion ultra légère
Moins avantageux si :
  • tu as beaucoup d’achats pro (matériel, logiciel, sous-traitance, frais)
  • tu as des clients pros habitués à raisonner en HT
  • tu prévois des investissements (ordinateur, caméra, véhicule selon cas, travaux, etc.)

Et puis, il y a un moment où tu n’as plus le choix. Les seuils.

Seuils TVA auto-entrepreneur (2026 – 2030) : comment raisonner sans mémoriser

Je vais être direct : les seuils peuvent évoluer, et ils ne sont pas toujours identiques selon que tu fais de la vente ou des prestations de service. 

Donc l’approche la plus saine en 2026 – 2030, ce n’est pas d’apprendre un chiffre vu sur un post Instagram. 

C’est de comprendre la logique, et de vérifier les seuils officiels chaque année.

Le mécanisme général ressemble à ça :
  • il y a un seuil de franchise en base : en dessous, tu peux rester sans TVA
  • si tu dépasse ce seuil, tu bascules dans un régime TVA… selon les règles de dépassement (ponctuel ou durable, et selon les conditions applicables)
L’idée importante : on distingue souvent un dépassement qui n’arrive qu’une fois (genre gros mois, mission exceptionnelle) et un dépassement qui indique que ton activité est en train de changer de taille. 

Dans la vraie vie, ça se joue sur des périodes de référence et des règles de bascule. 

Donc tu dois raisonner « suivi + confirmation », pas « panique à la première facture ».

Le vrai conseil qui change tout : suivre ton CA tous les mois

Beaucoup de gens découvrent qu’ils ont dépassé un seuil… trois mois trop tard. 

Et là, c’est la galère : factures à corriger, clients à recontacter, TVA à sortir de ta poche si tu ne peux pas la refacturer.

Donc fais un suivi mensuel, même si tu déclares ton CA trimestriellement.

Le minimum viable :
  • un tableau avec CA mensuel
  • un cumul annuel
  • une ligne « seuil franchise » et une alerte quand tu approches, genre à 80 %, puis 90 %

Ou alors une application pour auto-entrepreneur qui fait l’alerte automatiquement. On en parle plus loin.

Devenir assujetti à la TVA : quand et ce que ça change vraiment

Tu deviens assujetti à la TVA principalement dans deux cas :
  • dépassement des seuils de franchise (selon les règles applicables)
  • option volontaire pour la TVA (tu choisis d’entrer dans le système)
Et là, ton quotidien change. 
Pas tout ton business. Mais ta façon de facturer et de gérer, oui.

Ce qui change

  1. tu factures la TVA à tes clients (et tu l’affiches clairement)
  2. tu déposes des déclarations de TVA
  3. tu paies la TVA due à l’administration
  4. tu dois tenir une organisation plus rigoureuse : suivi de TVA collectée, TVA déductible, justificatifs

Et tu dois aussi comprendre un truc un peu frustrant au début : la TVA que tu collectes n’est pas « ton argent ». 

Tu la gardes temporairement. Si tu l’utilises pour ta trésorerie courante, tu peux te mettre dans le rouge au moment de payer.

Ce qui devient possible

Tu peux récupérer la TVA sur certaines dépenses (TVA déductible), si elles sont liées à ton activité, si les factures sont conformes, et si les conditions sont remplies (notamment sur la nature de la dépense).

Ça peut être un vrai levier si tu investis beaucoup.

Impacts business

Deux impacts concrets :
  • tarifs : tu réfléchis en HT si tu es B2B, ou en TTC si tu es B2C. Il faut choisir un discours clair.
  • contrats et communication : certains devis doivent être mis à jour, certains clients doivent comprendre que « ton prix TTC augmente » si tu ne changes pas ton HT

Tu peux aussi décider d’absorber une partie dans ta marge. Parfois c’est stratégique, parfois c’est juste douloureux. 

Mais au moins, tu choisis.

Obtenir un numéro de TVA intracommunautaire (auto-entrepreneur)

Le numéro de TVA intracommunautaire, c’est celui qui sert à t’identifier dans les échanges TVA, notamment en Europe. 

Il ne remplace pas ton SIRET. 

Et il n’est pas « un truc optionnel esthétique ». 

Il a des usages précis.

Quand on en a besoin

En général, tu en as besoin dès que tu es à la TVA. 

Et il existe aussi des cas spécifiques liés à certaines opérations dans l’Union européenne (achat de services, plateformes, clients UE, etc.). 

Si tu sens que tu commences à facturer ou acheter dans l’UE, vérifie le cadre exact de tes opérations, parce que ça peut aller vite.

Comment l’obtenir

C’est une attribution par l’administration fiscale. 

En pratique, ça passe par tes échanges avec l’administration, ton espace professionnel, ou les démarches liées à ton assujettissement.

Je reste volontairement prudent sur la promesse « c’est automatique en 24 h », parce que selon les situations, les délais et le canal peuvent varier. 

Mais l’idée est simple : tu ne l’achètes pas. 

Tu le reçois.

Où le trouver et comment le vérifier

Tu peux le retrouver via des courriers officiels, ton espace pro, ou des documents fiscaux. 

Et tu peux le vérifier via les outils de vérification des numéros TVA au niveau européen (quand tu as un doute sur un numéro de client, par exemple).

Erreurs fréquentes

  • confondre SIREN/SIRET et numéro TVA
  • oublier de l’afficher sur la facture quand il est requis
  • croire que « micro = pas de numéro TVA possible » alors que ce sont deux sujets différents

Facturation : TVA, HT/TTC, et mentions obligatoires (avec exemples)

On va faire simple : il y a deux scénarios.

1) Franchise en base : facture sans TVA

Tu factures sans TVA. Tu n’ajoutes pas de ligne TVA. Mais tu dois mettre la mention.

Exemple très simple :
  • Prestation : création d’un site vitrine
  • Prix : 1 000 €
  • Total à payer : 1 000 €
  • Mention : « TVA non applicable, art. 293 B du CGI »
Tu peux appeler le 1 000 € « HT » ou « TTC » sur la facture, mais le plus important, c’est d’être cohérent et clair. 

Beaucoup mettent « Total » et la mention TVA non applicable, et ça suffit. 

Si tu indiques HT, évite d’induire qu’une TVA existe quelque part. 

Ta facture doit rester limpide.

2) Assujetti TVA : facture avec TVA

Là tu construis une facture TTC classique :
  • une base HT
  • le taux de TVA applicable
  • le montant de TVA
  • le total TTC
Exemple chiffré simple

Base HT : 1 000,00 €

TVA (20 %) : 200,00 €

Total TTC : 1 200,00 €

Et tu ajoutes aussi les conditions de paiement, la date d’échéance, etc.

Structure type d’une facture avec TVA

Sans faire un modèle juridique, voici la structure « propre » :
  1. Identité vendeur : nom, adresse, éventuellement forme, et infos de contact
  2. Identité client : nom, adresse
  3. Numéro de facture (numérotation unique, chronologique)
  4. Date d’émission
  5. Description détaillée : quantité, unité, prestation, période si besoin
  6. Prix unitaire HT, total HT
  7. Taux de TVA, montant de TVA
  8. Total TTC
  9. Modalités de paiement : délai, moyen de paiement
  10. Mentions sur pénalités de retard et indemnité forfaitaire de recouvrement (en B2B notamment)
  11. Numéros d’identification : SIRET, et numéro TVA intracommunautaire si applicable
  12. Toute mention spécifique si elle s’applique (exonération, autoliquidation, etc.)
Tu n’as pas besoin d’en faire une usine. Mais tu dois être carré, parce que c’est la base de ta TVA collectée, et aussi de la TVA déductible de tes clients pros.

Exemple « TVA non applicable »

Structure minimaliste (exemple) :
  • Facture n° 2026-001
  • Date : 05/01/2026
  • Vendeur : Prénom Nom, adresse, SIRET XXXXX
  • Client : Société X, adresse
  • Description : prestation de rédaction web, janvier 2026
  • Total : 500,00 €
  • Mention : « TVA non applicable, art. 293 B du CGI »
  • Paiement : à réception, virement
Simple. Mais complet.

Déclaration de TVA : comment ça marche (et comment éviter les erreurs)

Grosse confusion fréquente : déclarer ton chiffre d’affaires micro n’est pas une déclaration de TVA.
  • déclaration CA micro : tu déclares ce que tu as encaissé (selon ton activité), pour calculer tes cotisations, et éventuellement ton impôt si versement libératoire
  • déclaration TVA : tu déclares la TVA collectée et la TVA déductible sur une période, pour payer la différence ou constater un crédit
La périodicité dépend du régime TVA applicable (souvent mensuel ou trimestriel selon cas). 

Retenir la logique suffit : plus tu collectes, plus tu déclares régulièrement.

Logique de calcul

Tu fais un total sur la période :
  • TVA collectée (ventes)
  • TVA déductible (achats)
Puis :
  • si collectée > déductible : TVA à payer
  • si déductible > collectée : crédit de TVA (selon modalités)

Justificatifs à conserver

Tu dois garder :
  • factures de vente
  • factures d’achat (conformes, avec TVA)
  • notes et justificatifs liés
  • exports de ton logiciel de facturation si tu en utilises un
  • idéalement, un pointage banque (pour suivre les encaissements, et éviter les trous)

Erreurs classiques

  • oublier la TVA sur les acomptes (selon les règles applicables à ton activité)
  • mélanger date de facturation et date d’encaissement, alors que selon les règles, ce n’est pas toujours la même logique
  • mauvaise ventilation des taux (tout mettre à 20 % par réflexe alors que tu as peut-être des lignes à taux différent)
  • oublier de récupérer la TVA déductible parce que la facture fournisseur est incomplète, ou perdue… ou jamais demandée
Pour éviter ces erreurs et mieux comprendre le processus, il est essentiel de se familiariser avec les aspects fondamentaux de la déclaration de TVA.

Déclaration TVA en ligne : étapes simples (sans capture d’écran)

Le but ici, ce n’est pas de te faire un tutoriel écran par écran. 

C’est de te donner une routine fiable.

Pré-requis

Avant d’aller déclarer, prépare :
  • l’accès à ton espace en ligne (identifiants à jour, ça évite de perdre une heure)
  • la période concernée (mois ou trimestre)
  • tes totaux de TVA collectée par taux
  • tes totaux de TVA déductible
  • tes justificatifs rangés, au moins le temps de faire un contrôle rapide

Process type

  • Tu sélectionnes la période
  • Tu saisis les bases HT par taux (ou les montants selon le formulaire)
  • Le système calcule la TVA due
  • Tu renseignes la TVA déductible (si applicable)
  • Tu vérifies : total collectée, total déductible, résultat final
  • Tu valides
  • Tu paies (ou tu enregistres si crédit)

Conseil de routine

Fais une clôture mensuelle, même si tu déclares au trimestre.

Une mini routine qui marche bien :
  • exporter la liste des factures émises
  • exporter la liste des factures d’achat
  • pointer rapidement avec le compte bancaire
  • figer les chiffres dans un tableau « TVA période X »
  • déclarer
Tu passes de « je verrai plus tard » à « je contrôle en 30 minutes ».

En cas d’erreur

Ça arrive. L’idée générale : tu peux corriger via une régularisation, souvent sur une période suivante ou via une démarche de correction, selon le type d’erreur et le timing.

Le réflexe :
  • ne pas ignorer
  • documenter l’erreur (quelle facture, quel montant, quelle période)
  • corriger proprement et garder une trace
Si tu es dans un cas borderline, demande conseil, parce qu’une petite erreur répétée peut coûter plus cher que l’heure d’aide.

Choisir un logiciel TVA / application pour auto-entrepreneur (gestion et conformité)

Tu peux gérer la TVA avec un tableur. 

Oui. Mais à partir du moment où tu approches les seuils, ou que tu as beaucoup de factures, un outil t’évite des bêtises.

À quoi ça sert, en vrai :
  • suivi du CA et alertes seuil TVA
  • facturation HT/TTC selon ton statut du moment
  • calcul automatique TVA collectée, TVA déductible (selon fonctionnalités)
  • exports comptables
  • archivage et recherche de factures
  • suivi des paiements et relances
Fonctions prioritaires (si tu veux aller au plus utile) :
  • modèles de factures propres
  • numérotation automatique
  • mentions obligatoires intégrées
  • gestion HT/TTC et taux TVA
  • tableau de bord CA + cumul annuel
  • exports (PDF, CSV) et sauvegarde des documents
Critères de choix :
  • simplicité, parce que si c’est lourd tu n’utilises pas l’outil
  • conformité (factures propres, archivage)
  • support correct, surtout si tu dois basculer en TVA rapidement
  • prix
  • intégrations banque ou expert-comptable si tu en as un
  • mobile si tu factures souvent en déplacement
Organisation conseillée : une seule source de vérité. 
Un outil principal, et un dossier de justificatifs bien rangé.

Évite de faire moitié tableur, moitié appli, moitié factures à la main. C’est comme ça qu’on perd une facture d’achat… et donc de la TVA déductible.

Stratégie : faut-il « opter » pour la TVA quand on est auto-entrepreneur ?

Opt-in TVA, ça peut être intelligent. Ou complètement inutile. Ça dépend surtout de tes clients et de tes dépenses.

Quand ça peut être une bonne idée

  • tu travailles majoritairement avec des clients pros (B2B) qui récupèrent la TVA
  • tu as des investissements importants à faire, et récupérer la TVA te fait gagner tout de suite
  • tu as beaucoup de frais récurrents avec TVA (logiciels, matériel, sous-traitants)
  • tu veux aligner ton image avec des standards B2B (devis HT, contrats, etc.)

Quand éviter

  • clientèle principalement particuliers, très sensible au TTC
  • activité avec très peu de frais
  • marge déjà serrée, et impossible d’augmenter tes prix TTC sans perdre des clients
  • envie de rester sur une gestion ultra simple (et c’est OK, tant que c’est cohérent)

Mini méthode de décision (simple, mais efficace)

Tu compares deux choses sur 12 mois.
  • TVA récupérable sur tes coûts : combien de TVA tu pourrais déduire si tu étais assujetti
  • impact prix/marge : soit tu augmentes ton TTC, soit tu baisses ton HT pour garder le TTC, donc tu perds de la marge
Ensuite tu ajoutes un troisième facteur, souvent sous-estimé : la charge mentale et le temps de gestion. 

Si tu gagnes 300 € de TVA sur l’année mais que tu passes 20 heures à stresser, ce n’est pas forcément un bon deal.

Il est également important de considérer la comptabilisation et valorisation des stocks dans cette équation. 

Une bonne gestion des stocks peut influencer significativement ta trésorerie et donc ta capacité à récupérer la TVA.

Penser long terme

Si ton CA monte et que tu sais que tu vas dépasser les seuils, tu peux anticiper. 

C'est parfois plus propre d'opter volontairement à un moment choisi, plutôt que de subir une bascule en plein milieu d'un gros projet.

Et si l'activité explose, tu commenceras peut-être à regarder d'autres statuts. 

Mais ça, c'est un autre guide.

Synthèse simple : check-list TVA pour auto-entrepreneur (à appliquer chaque mois)

Une check-list, parce que c'est là que tout devient facile.

1. Suivre ton CA 
  • Mettre à jour le tableau ou l'appli chaque mois.
  • Vérifier où tu en es par rapport au seuil TVA auto-entrepreneur.
2. Facturer correctement 

- En franchise en base : facture sans TVA avec la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ».

- En assujetti : indiquer le montant HT, le taux appliqué, le montant de TVA, le total TTC et ton numéro de TVA si applicable.

3. Classer tes justificatifs 
  • Conserver toutes les factures de ventes et d'achats.
  • Les factures d'achat sont indispensables si tu veux récupérer de la TVA déductible.
  • Ranger par mois ou par trimestre, mais de façon régulière.
4. Si tu es assujetti à la TVA 
  • Calculer la TVA collectée et la TVA déductible.
  • Faire la déclaration TVA en ligne.
  • Payer dans les délais - mets un rappel dans ton calendrier, vraiment.
5. Garder une routine de gestion 
  • Faire un pointage rapide de ton compte bancaire.
  • Clôturer chaque période sans attendre.
  • Pas de retard, pas de pénalités inutiles.

Si tu retiens une seule chose : tant que tu suis ton chiffre d'affaires et que tu factures proprement, la TVA devient un sujet gérable. 

Pas agréable. Mais gérable. 

Et tu évites le scénario où tu dois appeler dix clients pour dire « euh, au fait, je dois rajouter 20 % sur la facture du mois dernier »

Ça, on veut l'éviter.

Questions fréquemment posées

Qu'est-ce que la TVA pour un auto-entrepreneur et pourquoi est-elle importante ?

La TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée) est une taxe sur la consommation que l'auto-entrepreneur collecte auprès de ses clients pour la reverser à l'État. 

Même si le statut d'auto-entrepreneur est simplifié, la TVA n'est pas automatiquement exclue. 

Comprendre quand et comment facturer la TVA est crucial pour éviter de dépasser les seuils sans s'en rendre compte.

Quand un auto-entrepreneur doit-il commencer à facturer la TVA ?

Un auto-entrepreneur doit facturer la TVA lorsqu'il dépasse certains seuils de chiffre d'affaires spécifiques entre 2026 et 2030, ou s'il opte volontairement pour ce régime. 

Il est donc essentiel de suivre son chiffre d'affaires régulièrement pour savoir si l'on franchit ces seuils.

Quelle est la différence entre chiffre d'affaires et déclaration de TVA pour un auto-entrepreneur ?

Le chiffre d'affaires (CA) correspond au total des ventes ou prestations réalisées, tandis que la déclaration de TVA concerne uniquement la taxe collectée sur ces ventes. 

Ces deux démarches sont distinctes : un auto-entrepreneur déclare son CA mensuellement ou trimestriellement, mais peut aussi avoir à déclarer sa TVA selon son régime.

Comment savoir si mon activité d'auto-entrepreneur relève de la franchise en base de TVA ou non ?

La franchise en base de TVA signifie que vous ne facturez pas la TVA tant que vous ne dépassez pas les seuils fixés par la loi. 

Si votre CA reste en dessous, vous êtes exonéré de facturer la TVA. 

Dès que vous dépassez ces seuils ou choisissez d'y être assujetti, vous devez appliquer et déclarer la TVA.

Quelles mentions doivent apparaître sur mes factures en tant qu'auto-entrepreneur concernant la TVA ?

Si vous êtes en franchise en base, vos factures doivent mentionner "TVA non applicable, article 293 B du CGI". 

Si vous êtes assujetti à la TVA, vos factures doivent indiquer le montant HT, le taux de TVA appliqué, le montant de la TVA collectée et le total TTC. 

Le numéro de TVA intracommunautaire doit également être indiqué si applicable.

Quels outils peuvent aider un auto-entrepreneur à gérer sa TVA efficacement ?

Il existe des logiciels et applications spécialement conçus pour les auto-entrepreneurs qui permettent de suivre facilement le chiffre d'affaires, les seuils de TVA et facilitent les déclarations en ligne. 

Utiliser ces outils aide à éviter les erreurs et à respecter ses obligations fiscales sans stress.
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